Phare

 

C’est changer,

tous les soirs, l’heure du réveil-matin-tortionnaire, de quelques minutes et jamais caler à heure pile, pour se donner la sensation de désobéir à l’Autorité de nos vies cinoques.

Et c’est faire un tour de rond-point supplémentaire pour se prouver que, SI ON VEUT, ON PEUT baguenauder sur le chemin du travail.


C’est être cap’ de mettre la marmaille sous la douche, toute habillée, pour casser la routine du bain du soir.


C’est boire un-p’tit-coup-c’est-agréable.


C’est couper en petits morceaux tout le contenu de son assiette comme si c’était destiné aux-petits-enfants, même dans un Grand Restaurant.

C’est porter une petite robe, au moins deux fois par semaine, pour rester légère.

Et toujours dormir avec une petite culotte, par crainte de faire des cauchemars de balade-toute-nue-dans-la-rue.


C’est adorer remplir son agenda et gueuler quand il déborde.

C’est savoir s’excuser d’avoir eu tort TOUT en restant persuadée d’avoir raison.


C’est se débattre contre l’idée de travailler UNIQUEMENT pour un salaire, spécialement quand le travail nous consume et le salaire nous outrage.


C’est toucher la peau, respirer les nuques, caresser les cheveux, étreindre dans ses bras.


C’est écrire des romans-emails et/ou des nouvelles-textos.

C’est aimer les longs voyages en voiture, la musique qui envahit l’espace et les paysages qui défilent.

C’est éteindre la télé qui insulte et se passer 18 fois, en boucle, une chanson qui transporte.


C’est offrir des cadeaux de NAISSANCE à la nouvelle-MAMAN du nouveau-né.

C’est avoir des idées pendant qu’on se brosse les dents.


C’est être en quête de reconnaissance et fuir la popularité.


C’est croquer ses nuggests dans le sens de la hauteur.

C’est imaginer toujours le pire et espérer inlassablement le meilleur.


C’est te tanner pour aller quelque part et à peine arrivés, te prendre par la main :

« viens, on s’en va ».


C’est revendiquer la possibilité d’aimer QUI on veut, QUAND on veut, COMBIEN on veut …

… et t’aimer TOI, toujours, depuis la nuit des lustres.

 

C’est nommer ma folie-douce « INTENSITE » et ma rébellion « ESPRIT LIBRE ».

 

C’est re-garder l’espoir, comme un PHARE dans la brume.

Headlight_ArchiveEcoute …


« De battre mon cœur peut s’arrêter … Si on me suggère d’aimer raisonnablement, si on me tue l’enthousiasme dans l’œuf, si on m’explique le fonctionnement, si on me tranche la fibre créatrice, si on me déshumanise mon humanité, si on m’impose les œillères, si on me vend du prêt-à-penser, si on ne voit pas plus loin que le bout de mon nez, si je perds l’ouïe et le toucher, si on me commande une conduite, si on m’instruit le renoncement, si on me kidnappe le sens de l’humour, si on me glace le sentiment, si on me demande de rentrer dans le rang… De battre mon cœur peut s’arrêter » Albane

 

 

Aux Temps des Saisons

 

HIVER

Février :

Y a encore quelques décorations de Noël qui traînent dans la maisonnée.

On casse des œufs pour la pâte à crêpes quand certains se cassent la tête pour la Saint Valentin, alors que d’autres y brisent des cœurs.

On affronte les derniers jours de grand froid et on serre les dents presque aussi fort qu’en payant le premier tiers des impôts.

On a gouté (ou pas) à la neige et on envisage déjà, au loin, l’arrivée du printemps et son renouveau.

 

PRINTEMPS

Mars

On lève le nez au ciel pour humer les premiers effluves printaniers et on se prend sur le minois les giboulées diluviennes, comme pour nous calmer l’espérance.

La Journée des Femmes tente de remémorer que tant reste à faire.

On ménage de printemps dans le logis et dans les esprits.

On « perd » une heure pour l’été, les magazines féminins nous rappellent de perdre nos rondeurs, et, tout à fait personnellement, je prends une année de plus au compteur… Serait-ce le mois de la rigueur ?

Heureusement, la première pâquerette dans le gazon nous annonce un peu de re-douceur.

Avril

Y a du soleil, des œufs, des cloches, des poules et des petits lapins dans les jardins.

Timidement, le mobilier d’extérieur revoit le jour. Fébrilement, la garde-robe permute. Ardemment, on y croit, la belle-saison est de retour.

C’est la cohue chez Leroy-Merlin-l’Enchanteur et chez Truffaut-des-plantes : on veut du transat et du vert sur le balcon !

On tente même les premiers barbeuk, ceux qui prennent souvent le goût de la brochette détrempée et de la salade-soupe-de-coquillettes …

« J’l’avais dit que les nuages noirs ne contourneraient pas la tonnelle ! ».

La RH demande au personnel les dates « souhaitées » pour poser les congés d’été. Les clans des juilletistes et aoutiens se dessinent pendant que les « septembriers » sans-contraintes-p’tits-n’enfants, se gaussent.

 

Mai

C’est du joli !

Les tenues s’allègent, fleurissent et font rosir les joues, tourner les têtes comme virevoltent « les jupes des filles » …

« Rétines et pupilles, les garçons ont les yeux qui brillent. » [Alain Souchon_Sous les Jupes des Filles]

On s’élance le 1er et on bondit d’un viaduc férié à l’autre, le panier à pique-nique bien amarré et la nappe à carreaux comme pavillon.

On fait cependant gaffe à ne pas se vautrer sur celui de la Pentecôte : « Alors, on travaille ou pas ? C’est un RTT obligatoire ? C’est toujours pour installer des clim’ dans les maisons de retraites ? On en profite pour faire une visite à mamie-et-son-teckel ? »

Pauses savoureuses sur la route qu’il reste encore à tracer jusqu’aux « grandes » vacances.

On aurait presque tendance à trop sortir la tête du guidon : « t’as coché la case AX dans la déclaration d’impôt ? T’as payé le deuxième tiers ? On n’a pas laissé mamie-et-son-teckel à la station-service ??? »

 

ETE

Juin

On fête nos mères.

Qu’elles soient Thérésa, Indignes, Poules ou Louves, Douceur ou La-Terreur … Elles nous ont donné la vie et quand même, souvent, le meilleur d’elles-mêmes.

Du bijou au simple coup de téléphone, en passant par le cadre-photo-en-pinces-à-linge-peintes on se retient tout de même sur l’électroménager, sinon, retour à la case 8 mars et passez un tour !

On fête le 21, l’été, la musique, le jour le plus long.

On n’hésite entre la rituelle balade en centre-ville-envahi, jouant du coude et piétinant allégrement dans des ruisselets mêlés d’urines et de bière pour se faire exploser les tympans par les douteuses installations sonores-maisons de musicos peu inspirés …

… Ou l’expérience réjouissante dans un des villages de banlieue pour finir dansant, de la barbe-à-papa collée aux talons et de la sangria renversée sur le t-shirt, sur une reprise improbable de Giv’me A Man After Midnight par le célébrissime groupe de Poussan-les-Bois : The Music Stars of the Songs !

 

On déclare néanmoins les festivités officiellement ouvertes, tout comme les bouteilles de rosé !

 

Juillet

« Les cahiers au feu et la Maîtresse au milieu » et c’est encore plus marrant quand on le chante en inversant !

Le pays Vintage, à la limite de la « nanardise ».

Entre le revival du bal musette et le Tour de France, le 14-juillet-camping, l’hymne de la Marche des Tongs, les redifs de la série du Gendarme à St-Trop’ et les apéros-Pastis, il semble ardu d’échapper à une certaine culture du on-lâche-tout : les contraintes horaires, la classe vestimentaire, l’alimentation équilibrée, les références intello …

« Ca dure deux ou trois semaines sur 52, lâchez-nous le bermuda et le bob RicHard !« 

Août

Le pays dort … Une longue et flegmatique sieste d’été où les ronflements résonnent jusque dans les rues de la Capitale.

Tout semble se mettre dans une parenthèse « enchantée » bercée par du Sea, Sex (pour ceux qui profitent « à fond », Arf !) and Sun.

C’est d’ailleurs le moment favori des Autorités pour voter « en sourdine » et faire passer « en douce » les quelques augmentations et mesures législatives qui nous claqueront le coup de soleil à peine sortie de notre torpeur estivale.

Non pas qu’on soit dupe …

… Mais on est si bien, là, la tête enterrée dans le sable

« Tiens, repasse-moi le plat de tapas et resserre une tournée de rosé ».

Le 15, c’est déjà la fin de tout : le budget vacances a explosé et le vilain bonhomme vert de la pub qui fait des micro-crédits à 28% martèle les médias. La collection automne-hiver est déjà bien installée dans les magasins et on est tombé sur le rayon des fournitures scolaires alors qu’on voulait acquérir un nouveau parasol

« Ca sent la colle Cléopâtre, j’vous le dis ! ».

AUTOMNE

Septembre

Mois mêlé de nostalgie et d’apaisement …

-          « Pfiouf ! Ils étaient sympas Jacques et Catherine, on a bien rigolé, mais je suis bien content que la location commune de la villa de Royan se termine… Une semaine de plus et je leur faisais bouffer leur caméscope et leur best of de David Guetta ! »

-           « Stop ! Je n’en peux plus ! Si je revois des glaçons, des olives, une bouteille de rosé-bien-frais ou une tranche de pan-con-tomatas, j’vais être malade. »

-          « Re-Pfiouf ! On a vraiment passé des moments privilégiés en famille et j’ai sincèrement la sensation de m’être rapproché de nos têtes blondes. Zoé est si espiègle et Téo tellement … Vif ! … Mais c’est quel jour la rentrée scolaire, exactement ?? »

-          « Bon, c’est mignon l’été indien, mais c’est quand que ça baisse niveau température que je puisse ressortir mes sublimes BOOOTTES ?!! »

 

Octobre

« L’automne, c’est un peu comme la noyade : ça peut même être plaisant si on ne se débat pas. »

La mélancolie, faut l’étreindre pour en faire quelque chose de doux.

La nature qui s’endort, faut la contempler pour y voir quelque chose de beau.

Le soir qui s’invite de plus en plus tôt, il faut l’accueillir et s’y lover comme dans un grand plaid douillet.

On peut aussi tenter de lutter un peu comme le suggère Francis Cabrel de sa cabane-au-fond-du-jardin :

« Je t’offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu’Octobre nous prenne
».

 

Novembre

C’est tout de même difficile d’y philosopher …

Le Trésor Public nous a ratissé les caisses revenu, habitation, télévision …

On commence à avoir froid pour de vrai et les virus nous assaillent.

On fête les morts et une guerre (même si c’est l’Armistice).

On n’a pas vu le jour depuis des semaines entre les journées métro-boulot-dodos et les week-ends cloisonnés parce qu’il fait un temps à ne même pas mettre un Kway dehors.

J’entonne, personnellement, mon refrain saisonnier :

« Fuuuuck Novembeeeerrrr ! »

HIVER

Décembre

Les fêtes se préparent comme un combat … Physiquement et mentalement.

On est conscient de l’hystérie collective et on y plonge contraint ou consentant.

Les grands magasins et grandes surfaces deviennent the Places-to-be.

Les sociétés préparent leur bilan dans une frénésie qui dépasse l’entendement.

Les gamins semblent muter du Mogwai au Gremlins.

Tout s’accélère au rythme infernal du calendrier de l’Avent

Jusqu’au Final lors duquel il n’est pas rare d’assister au pétage-des-plombs-du-réveillon : quelle bonne idée de se réunir en famille dans un tel climat !

Heureusement, le foie gras et le saumon fumé coutent bien trop cher pour se les jeter à la figure … En revanche, la bûche … Personne n’a plus jamais faim pour la bûche, de toute manière …

« La crème pâtissière, ça nourrit l’épiderme, nan ? … »

Toutes ces émotions nous auront déjà lessivés pour le 31.

 

Janvier

Du lourd : vœux, galettes et raclettes, nouvelles résolutions et envie de page blanche …

Les salles de sport explosent leur quota d’inscriptions, les pharmacies leur vente de Nicorette et les diététiciens sont overbookés.

La population semble vouloir marcher dans les clous … Juste le temps de s’en échapper petit à petit ou très vite.

 

Cette année, on se le promet malgré la gueule de bois,  ne ressemblera pas aux autres …

 

Février

Y a encore quelques décorations de Noël qui traînent dans la maisonnée …

 

… … …

 

Ca  pourrait ressembler à un genre de fatalité cette ritournelle du temps qui passe,

des saisons qui s’enchainent, toujours sur le même rythme.

Pourtant …

Pourtant, y a des naissances, des rencontres, des accidents, des surprises, des pertes de vue, des nouvelles expériences, des disparitions, des reconversions, des retrouvailles, des déménagements


Le défilé des saisons est comme un métronome qui donne un tempo … Mais les instruments, la mélodie, le ton

 

C’est à nous de composer

 

Une Valse à Mille Temps

[clic !]

Images In People

 

J’ai un ami photographe.

C’est sa passion, son oxygène, sa dimension parallèle.

Comme beaucoup d’artistes sans trop le sou, dans la vraie-vie-du-cruel-monde-réel, il se voit contraint de se consacrer à une activité professionnelle infiniment moins épanouissante, mais que voulez-vous, nous sommes nombreux à avoir dû renoncer à nos carrières rêvées de dresseurs-de-lions ou de FlashDance, pour des fonctions plus élémentaires et alimentaires !

 

J’ai un ami photographe qui fait de la belle photographie.

Et c’est assez complexe, aujourd’hui, de définir la BELLE photographie, alors que la technologie offre à chacun la possibilité d’avoir une image de qualité, chiadée d’effets, de jeux de lumières, de retouches en tous genres …

A priori, à moins d’être handicapé-du-cadrage :

-          syndrome de la capture d’image corps-sans-la-tête

-          pathologie du « je photographie toi ET mon ami imaginaire »

-         don pour THE détail qui tue le portrait (la poubelle municipale au fond à gauche, le chien en train de faire ses besoins en bas à droite, tonton qui se gratte … qui se gratte, en arrière-plan),

il est tout à fait accessible au banal-du-mortel de réaliser de jolis clichés.

Alors le critère qui fait définitivement différence, à mon avis et niveau de modeste esthète, c’est l’émotion qui transpire du négatif.

J’illustre :

-> lorsque tata et tonton-qui-se-gratte rentrent de leur voyage en Thaïlande et qu’ils te déroulent la pellicule des magnifiques paysages capturés au fil de leur séjour, objectivement (et poliment), tu exprimes ton ravissement devant la belle beauté photographique.

La mer est super-turquoise, les colossaux rochers chatoient de reflets argentés, les temples sont impérieux, les pêcheurs pittoresques, etc …

Mais finalement, la brochure de l’agence de voyage du coin-d’la-rue t’offre autant d’émoi.

-> Alors qu’il arrivera qu’un portrait un peu flou ou un paysage mal éclairé te plongent dans une espèce de stupeur, te hérissent-le-poil-de-l’avant-bras


 

J’ai un ami photographe qui photographie des gens.

Pour le moment, il « pioche » essentiellement dans son entourage – et il n’est pas entouré de mannequins professionnels –

Il met en scène, il jongle avec la lumière, il « déguise », il « customise », il habille d’effets, mais surtout,

il décèle et révèle.

 

 

Devant l’objectif, il y a une âme. Derrière l’objectif, il y a une sensibilité, un regard bienveillant et perçant à la fois.

Quand mon ami photographe travaille son cliché, il use de son empathie et se laisse guider par ses inclinations esthétiques ET ce qu’il a capté de son sujet, au-delà de la pellicule, au-delà de l’image capturée.

 

 

 

La photo est retouchée mais pas déshumanisée. Il joue avec son logiciel comme un peintre avec les couleurs, les matières, les rendus.

Il manie la sophistication et la profondeur.


 

C’est beau …

« C’est beau parce que c’est courageux de regarder dans le fond des yeux » comme le chante la touchante Pauline Croze.

 

Son travail, vous pouvez continuer de le découvrir ICI

Je vous y invite ardemment !

 

J’ai un ami photographe qui a souhaité me photographier.

Ce fut une étrange aventure pour moi et un véritable défi pour lui : suis aussi photogénique qu’une mousse au chocolat [je vous laisse faire le cheminement métaphorique tous seuls …] et me mettre en scène me remet invariablement dans la peau de la mouflette de 4 ans à son premier « pestacle » de fin d’année scolaire.

Alors quand il a suggéré l’idée saugrenue, j’ai, dans un premier temps, eu l’envie de le traiter de « pauvre inconscient » !

Il s’est montré patient et réconfortant : «ne t’inquiète pas, tout se passera bien, je te connais, on prendra le temps, on ne fera rien d’extravagant, je te soumettrai les vues, je maitrise Photoshop »  [Avez-vous deviné quel a été l’argument déterminant ?]

 

A la découverte des clichés, j’ai été saisie par ce qu’il avait saisi

Et j’ai un peu mieux compris ce que j’aimais dans son travail :

il ouvre des dimensions chez ses sujets et ça inonde le papier glacé.

 

J’ai un ami photographe, Jub Lee DiLaurentis,


qui, demain, va reprendre le chemin de son p’tit boulot qui lui permet de subsister économiquement, un peu noyé dans la masse d’un monde qui a du mal à rêver, à imaginer, à voir au-delà.

Ce texte qui loue son talent, c’est aussi pour le remercier de conserver, malgré toutes les difficultés imposées, l’envie et la volonté de créer et d’embellir notre quotidien…

 

Et puis de m’avoir rendue tellement beautiful sur une photo

que j’vais l’envoyer à toutes les greluches-pimbêches qui m’ont pourri les années collège,

Mouah Ah ah ah ah !

Nan, je ne le ferai pas … Même si je suis tentée …

Mais je ne le ferai pas … Mais je suis tentée … Mais je ne le ferai pas …

Mais je suis tentée …Mais je ne le ferai pas … Mais je suis tentée …

Mais je ne le ferai pas … Mais je suis tentée … Mais je ne le ferai pas …
Mais je suis tentée … Mais je ne le ferai pas … Mais je suis tentée …


Les photographies de Jub Lee DiLaurentis accessibles ici : Jub Lee DiLaurentis

[Les photographies publiées sur cette chronique et sur les liens cités ne sont pas libres de droits, merci de ne pas les utiliser.]

 

 

 

 

 

Ma Cabane en Scandinavie

Je me remémore parfaitement les circonstances de l’acquisition de l’objet …

Nous en étions, mes Schtroumfs et moi, à notre 4ème jour de vacances scolaires, la semaine avant Noël.

LA semaine où tes lutins te jouent un remake de Vol au-dessus d’un Nid de Coucou dans lequel t’en viens à rêver qu’on t’accorde la lobotomie infligée à Jack Nicholson … Et rapide s’vous plaît.

Pour situer l’ambiance de la scène, après 3 jours de cuisine de p’tits-biscuits-de-Noël, de fabrication de décorations-de-Noël en substances improbables,  après de multiples (=trop) visionnages de films-de-Noël, j’étais un tantinet

à bout-de-nerfs-de-Noël-ta-mère.

Et de me demander sérieusement comment j’allais tenir jusqu’au 25 où les Gremlins pourraient s’occuper et me lâcher la grappe-de-houx durant moins 24 heures grâce aux cadeaux-du-Pèreuh-Noëleuh !

J’en étais donc à ce stade de fragilité psychologique lorsque j’ai débarqué dans le magasin qui commercialisait ça :

Et je vous certifie que je ne n’élucubre pas, y a comme un chant mystique qui m’a résonnée dans les esgourdes et un halo d’une lumière évanescente qui s’est formé tout autour de l’engin.

Vous visualisez Perceval devant le Saint Graal ?

Bah voilà !

Parce que j’avais déniché l’activité du jour, parce que je me sentais soudainement la fille spirituelle de Superman et Mary Poppins , j’ai regagné le foyer en « vainqueuse », trop-super-héroïne-de-Noël aux yeux émerveillés et luisants d’émotion de ma progéniture.


Récit d’une fausse bonne idée …

°10h01 : démarrage des travaux de la maison-scandinave-en-kit-à-peindre
°10h15 : matériel déballé, ‘tits lutins prêts !
°10h16 : début de l’atelier-peinture
°10h18 : premier abandon de poste -> lutin n°1 trouve que c’est trop-long-trop-dure-trop-c’est-pour-les-grands
°10h19 : donnage de feutres à lutin n°1 pour colorier les détails de la maison-scandinave-en-kit-à-peindre-ET-à-colorier-si-on veut
°10h23 : lutin n°2 veut aussi faire du feutre sur les détails
°10h25 : les lutins colorient aux feutres et la Mère Noël abat le gros oeuvre en peinture (et prend sur elle-même)
°10h37 : lutin n°1 veut jouer à la DS
°10h38 : lutin n°2 veut jouer à la DS
°10h39 : la Mère Noël veut un café
°10h42 : conseil-de-famille-de-chantier -> la maison-scandinave-en-kit-à-peindre-ET-à-colorier-si-on veut-mais-c’est-plus-long est en fait un travail de Titans et on aura qu’un moyen de s’en sortir c’est de s’y coller tous ensemble avec bonne volonté … Sinon, la Mère Noël fait un feu-d’la-joie avec.

On est une famille, bordel !

°11h28 : ça peint, ça colorie. Y a de la musique, on se croirait dans une Xmas-Us-Comedie. C’est le chantier dans la casba, mi ci pas grave …
°11h58 : ça gargouille dans les estomacs des lutins, c’est pas bon signe …
°11h59 : la Mère Noël promet des sandwichs au lieu du gratin de courgettes si on termine la maison-scandinave-en-kit-à-peindre-ET-à-colorier-si-on veut-mais-c’est-plus-long- et-ça-nous-les-casse
°12h12 : Victoire ! On a fini ! la Mère Noël sert les sandwich et sort le Champomy !
°12h47 : 2ème réunion de chantier : faut tout ranger, nettoyer la casba … La vie, c’est dégeu, même en Scandinavie.
°13h03 : Montage prise de tête de la maison-scandinave-en-kit-à-peindre-ET-à-colorier-si-on-veut-mais-c’est-plus-long-et-ça-nous-les-casse-jusqu’au-bout
° 13h18 : Re-Victoire ! Re-tournée de Champomy

et Chardonnay pour la Mère-Noël, faut pas déconner, l’a bien mérité …

Ah ! Et si c’est quand même un peu tard pour vous souhaiter le Noël Joyeux,


je vous la souhaite Grandiose, cette nouvelle année.


Bien à vous tous,

Albane

 

TransProfessionnelle

 

Ma Loupiotte Bleue,

(puisque c’est ta couleur préférée)

Du haut de tes 7 années tout à fait raisonnées, tu m’annonces, une fois n’étant pas coutume, ton nouveau choix de carrière qui se trouve être l’audacieuse et noble profession de pompière-institutrice.

Je te reconnais bien là, Chair de Ma Chair, qui ne cesse de m’emplir le rôle maternel de satisfaction depuis NOS naissances en ce même jour : toi le bébé, moi la mère.

La p’tite mouflette dont j’avais orné la chambre de fées rigolotes et qui était aussi allergiques aux collants en laine que pu l’être ta génitrice, petite fille – qui ne comprenait décidément pas comment on pouvait courir durant la partie de délie-délo, un collant-qui-gratte-et-glisse-en-permanence-sur-les-gambettes et avantage à l’évidence l’équipe des garçons … Hasard ou coïncidence ? -

Le P’tit Cul-en-couche-moulé-dans-du-jean qui se servait de la poussette de sa poupée-baigneur comme d’un déambulateur pour courir et taper dans des ballons.

La Jolie Poupée fébrile et impatiente pour sa toute première rentrée des classes en p’tite-section-maternelle-niveau-1-des-petits.

Moment gravé dans ma mémoire de ta-mère : je te revois si bien installée parmi d’autre nains, à la table des plus courageux qui s’attelaient à leur coloriage, quand d’autres s’accrochaient aux futes des ingrats géniteurs qui décidaient de les abandonner, en public, en plus !

Au fil de ton embryonnaire scolarité (et tu en as encore pour quelques bonnes années, ma douce) tu t’es montrée curieuse, brillante et hardie. Sur ton dernier bulletin scolaire, ton institutrice a noté le commentaire « excellente élève, petite fille intéressée et intéressante », ce qui a permis à ta-mère de choisir son costume d’Halloween et de le porter pendant toute la semaine dans le quartier : LE PAON ! (C’est mon truc … en plumes !)

Mais je perçois bien, ma Paupiette, le questionnement qui ne manque point de poindre ( !) en toi, ces derniers temps, par tes réflexions toujours pertinentes du soir, vers 19h12, quand j’ai l’énergie d’une huître et les neurones en vrac et que je peine à répondre aux :

1)       »Maman, c’est vrai que les garçons sont plus forts en maths que les filles ?

2)      Maman, qu’est-ce-que je peux répondre quand Etienne m’interdit de jouer au foot parce que je suis une fille ?

3)      Dis, maman, Papa il rentre plus tard du travail que toi parce qu’il rapporte plus de sous ?

3.bis) Est-ce que c’est toujours les papas qui rapportent plus de sous ?

4)      C’est vrai que si on travaille bien à l’école on pourra choisir de faire le métier qu’on veut ?

4.bis) Et est-ce qu’on peut en changer si on se trompe ?

4.ter) Et est-ce qu’on peut en mélanger plusieurs qu’on aime ?

4.quater) Et est-ce qu’on peut savoir combien de sous ça gagne ?

4.sans-fin-ni-fond) Et combien de sous il faut pour avoir tout ce qu’on veut ? »

 

Mon Amour de Vive et Drolatique Petite Fille,

d’habitude, je me suis servie un p’tit verre d’alcool fort à l’énoncée de ta question n° 3.

Mais ce matin, à la lueur réconfortante du jour, fraîche, sobre et positive comme je sais l’être la plupart du temps, je te prononcerai ces quelques phrases que je n’aurai l’audace de qualifier d’évidences ou d’axiomes …

Elles sont cependant constatations de ma part avec tout le côté subjectif de mon expérience que j’ose, sans vergogne, totalement assumer :

du temps où je fréquentais le quartier universitaire, la rue qui séparait la Fac de Sciences de la Fac de Lettres était tout un symbole de différenciations entre deux catégories d’étudiants.

De façon tout à fait exécrable et réductrice, on avait coutume de dire que d’un côté se trouvaient les « sérieux », « les pragmatiques », les « ambitieux », les « chemises impeccables », les « situations financières plus confortables », les « ceux qu’ont de l’avenir ».

Alors que de l’autre côté, on pouvait « certainement » y rencontrer les « idéalistes », les « laxistes », les « débraillés », les « romantiques », les « fauchés comme les blés », les « infiltrés dans des sections bouchées » …

Et sans détenir les chiffres exacts de l’époque, je ne pense pas me leurrer en affirmant que la répartition, en matière de sexe opposé, (pour continuer sur  cette déplaisante idée d’opposition), était majoritairement féminine en Lettres et masculine en Sciences.

 

J’espère néanmoins, ma Facétieuse ‘Tite Nénette, que tu ne te satisferas pas de ces pauvres données et que tu continueras de conserver cet esprit vif et interrogateur

qui m’enorgueillit le chromosome X.


Je t’en-COURAGE, en effet, à rester sur le qui-VIVE et à discerner, te forger l’esprit-CRITIQUE et oser la sédition sur le terrain de ton parcours scolaire.


Ma Fille,

contrairement à ce qu’on t’expose insidieusement depuis que ton Genre a été déterminé à la maternité,

le chemin ne sera point tout ROSE.

 

On n’aura de cesse de tenter de te découper selon les pointillés-du-patron-de-ta-fringue, de te ranger dans des boîtes tupperware, de te suggérer les limites soi-disant conséquentes à ton Sexe.


Tu devras louvoyer dans le fallacieux système social et éducatif communiquant, très indirectement mais très certainement, sur les prétendues failles et l’inadéquation de ton Genre à évoluer dans quelques sphères « élitistes ».

Ce qui peut sembler le plus pénible, c’est la résistance de cet odieux schéma, la difficulté à le casser ou ne serait-ce à l’ébranler.

Il y aura les périodes de doute, de découragement, les grandes interrogations, les petites victoires, le sentiment d’injustice, la nécessité d’être persévérante, la satisfaction du résultat, la fierté de la lutte pour la défense de tes valeurs, pour la construction de ton avenir, la réalisation de tes rêves et, on est à l’abri de rien, peut-être même un jour,

la reconnaissance !

 


« A cœur de vaillante, rien d’impossible », mon Cœur.


Alors, file, mon Impétueuse, piquer le ballon à Etienne et lui montrer que t’es capable de marquer un but !


Travaille à la concrétisation de tes aspirations professionnelles, quelque soient leurs GENRES.


Obstine-toi, garde confiance et réinvente ! Institutrice-Pompière ?

Il doit bien exister des moyens d’enseigner du lundi au mardi et d’éteindre des feux le reste de la semaine !

(D’ailleurs, me trompe-je ou dans la plupart de nos professions, c’est déjà le cas, au sens figuré du terme … ?)

 

Mais je n’ai pas encore répondu à l’ensemble de tes interrogations. J’aime à penser que tu auras l’occasion de changer la peu réjouissante réalité de certaines réponses.

Nous le ferons ensemble, moi au présent, toi pour l’avenir. Comme ta Mamie par le passé …

Ca paraît long, c’est souvent fastidieux, mais ça en vaut la peine qu’on se donne.


Juste quelques petites précisions, tout de même :

Papa rentre plus tard du travail parce que son travail est à son bureau. Et c’est vrai qu’il travaille beaucoup.

Maman, qui travaille tout autant, s’est organisée pour que son bureau soit aussi à la maison et cette organisation lui coûte un peu plus cher, c’est en partie pourquoi elle gagne moins de sous que Papa (pour l’instant …).

D’ailleurs, maman, qui travaillait bien à l’école (mais pouvait toujours mieux faire – arf ! –) a eu un premier métier qui lui rapportait quelques sous mais ne lui plaisait plus.

Elle décida alors, un peu envers et contre tous préjugés et jugements, d’en changer pour faire quelque chose qui la transporte d’avantage.

Et depuis, elle travaille même en mélangeant plusieurs activités qui lui permettent de toujours apprendre et de ne pas se lasser, ce qui peut s’avérer tout aussi important que les sous qu’elle peut gagner (de son point de vue).


Tu entendras souvent que « l’argent ne fait pas le bonheur ».

et tu ouïras aussi :

qu’ « il y contribue »,

que c’est « le nerf de la guerre »,

ou même « alors rendez le ! »


Personnellement, j’aime assez clamer que

« tout travail mérite salaire » et de rajouter « équitable » ne serait pas du luxe !


 

On ne peut feindre d’amoindrir le caractère essentiel de l’argent comme source de liberté, d’indépendance, de sécuritéRessources qui font cruellement défaut à l’existence des Femmes.

Tu vois, toutes ces notions sont intimement entortillées, en un nœud bien serré qu’on doit pourtant s’acharner à défaire.

 

Ma Chouquette à la crème, toi qui commence à aimer aussi le violet, comme beaucoup de petites filles de ta classe, et en pare allègrement et innocemment tes tenues vestimentaires et ton matériel scolaire,

reste en veille de ce qui se trame autour de toi, de ce qu’on t’inculque à l’insu de ton plein gré.

 

Analyse, décrypte, décode et nourrit ta prometteuse cervelle.

Continue d’observer, de t’en aiguiser l’esprit critique et même de t’en divertir !

~ Cela peut devenir un métier, ce n’est pas moi qui t’en convaincrai du contraire ~

 

Allez, Galinette Chérie,

je prends même quelques devants, faisant outrage à toutes les recommandations sur le libre-arbitre des enfants à choisir leur(s) voie(s) professionnelle(s)

… C’est juste pour me conclure habillement et stylistiquement la chronique (rien de plus, promis, juré, craché (et puis nettoyé) par terre) …

Je proclame donc numériquement, en ce jour et sur la Toile, que

je te réserve les droits (et le devoir) d’un Blog Albane Ni Bleu Ni Rose.

 

 

FEMME, synonymes

Voici une ébouriffante façon de commencer la journée !

Me voilà disposée devant la mire de l’ordi, effectivement ébouriffée, puisque je viens de me tirer du paddock, encore en pyjama-pilou-pas-sexy-et-assumé  [même si d’une façon générale, la crinière ébouriffée c’est ma marque de fabrique à toute heure du jour – mais pas le pyjama-pilou, hein ?!], devant la mire de mon ordinateur, écrivais-je [c’est pénible ce syndrome d’auto-interruption-de- l’écriture, compulsif et incontrôlable ! Rrrrhaaaa !], d’une humeur des plus joviales, optimistes et inspirées.

 

Dans la présente chronique, il va me falloir relater deux choses :

  1. La/les raisons de l’humeur « des plus joviales, optimistes et inspirées »
  2. THE fondement de l’ébouriffage (en dehors de l’explication capillaire détaillée plus haut)

 

Afin de rester logique et ordonnée, je vais commencer par la narration du n°2 ! Ou

« Comment j’me suis faite agresser la cause féministe alors qu’j’avais même pas descendu ma première tasse de kawa ».

 

Il était ce matin, un moment qui toucha presque la béatitude.

L’antre familiale retrouvait la plénitude après la tempête quotidienne du matin : levage de louv’teaux, nourrissage de louv’teaux, préparage des affaires du jour des louv’teaux, débarbouillage-coiffage-habillage des louv’teaux, motivage du père des louv’teaux, décollage de la meute hors du foyer !

En quelques minutes, les oiseaux se remettaient à gazouiller, la fraîcheur matinale pénétrait la demeure, la café embaumait la pièce, le pyjama-pilou était douillet.

Il était ce matin, une intense sensation d’épanouissement et d’inspiration que je souhaitais mettre à profit dans mes humbles travaux d’écriture et autour d’un sujet qui m’ancre (et encre) l’âme : être une femme.

Sujet vaste, presque vertigineux, que j’aborde régulièrement aux travers de chroniques souvent éparpillées, quelques fois saugrenues, mais toujours cousues de ce fil conducteur autour d’une vie de femme.

[Je développerai le propos dans le n°1 qui suivra ce n°2 par lequel j’ai rationnellement souhaité débuter.]

Afin de poser quelques mots, idées, lignes directrices autour du concept, je me suis candidement dirigée vers un inoffensif dictionnaire-en-ligne-des-synonymes et ai, en toute confiance, dans un total abandon de soi et des armes, taper le mot « FEMME », curieuse et enthousiaste, d’avance, de ce que pourrait me renvoyer le noble outil.

Déjà, dans mon esprit ingénu, se dessinait l’espoir et la satisfaction des résultats proposés par l’ingénieux ustensile vocable virtuel.

Ainsi, imaginais-je une succession de locutions avantageuses telles :

SYNONYMES DE FEMME :

déesse, amazone, perfection, intégrité, intelligence, courage, bienveillance, âme, don-de-la-nature, avenir-de-ce-monde-perdu, structure-de-la-nation, « who-run-the-world » …

Et que sais-je encore … ?

Mais Ô cruel ! Ô déception et désespoir d’une toute autre réalité !

Voici, sans commentaire, l’affichage-pour-de-vrai des résultats de l’odieux appareil :

SYNONYMES DE FEMME : nom féminin singulier

  1. 1. belle-mère, marâtre, mère
  2. 2. dame, pimbêche, typesse

Antonymes : garçon, homme


Voici, la preuve en image, de l’insupportable état de fait.

Notez la publicité venant pertinemment illustrer la fenêtre du site.

 

Alors rapidement, parce qu’il conviendrait de consacrer tout un ouvrage à l’outrage, et qu’il va bien me falloir le reste de cette belle journée pour retrouver une apparence capillaire descente suite au violent dressage de ch’veux intervenu à la lecture des résultats proposés par l’abject www.synonymes.com, je lancerai, avec recul, humour et une « pointe » de sarcasme (mon arsenal favori face à ce genre de vilaine) :

-          je remercie www.synonymes.com de préciser que le nom « femme » est effectivement SINGULIER et comprends tout à fait la difficulté pour les rédacteurs de trouver une description juste qui demandera finesse, discernement, culture, sens des valeurs

-          J’observe la judicieuse et délicieuse liaison, sans transition, entre les termes « dame » et « pimbêche ».

-          J’m’interroge de l’utérus : « si on n’est pas « mère », on n’est point femme ?!»

-          J’m’amuse, jubile et raille : « vraiment ? « belle-mère » et « marâtre » comme ça, à la suite ? J’peux m’en resservir à l’occas’ ? »

-          Enfin, je comprends le choix des antonymes, pauvres « garçon » et « homme » perdus dans ce monde de « marâtres » et « pimbêches » et leur souhaite d’ailleurs tout le courage du monde pour y tenir. Z’êtes des Saints Messieurs.

 

Et puis, tout de même, je m’interroge sur le GENRE de rédacteur qui a bien pu commettre l’offense.

Est-ce un homme ? Vous voyez ? Un homme, un mâle, un mufle, un lâche, un lourdaud, un beauf ?

 

Bien ! Ce n’est pas sur le terrain de ce blog que je vais poursuivre l’assaut. Ma vie-pas-virtuelle est lutte quotidienne pour la cause des Femmes.

Et c’est parce que ma merveilleuse humeur de ce matin était la conséquence d’un moment partagé avec Elles que je souhaite leur faire la part belle dans la présente chronique – admirez l’enchaînement, on passe au n°1 du plan de rédaction - ou

« Comment j’me suis exacerbée la fierté d’être une femme grâce à une réunion semi-professionnelle de la veille »

 

Je suis née fille. Je suis devenue grande fille, jeune femme, femme, professionnelle, artisteamante, mèrecompagne, amie,  …

J’ai grandi en prenant conscience de la chance d’être une femme, surtout dans mon pays.

Mais j’ai également compris, ressenti au plus profond de mon être et même enduré les difficultés et souffrances propres à mon sexe.

J’évolue en m’entourant de femmes. Je les chérie et les admire.

 

Femmes aimantes, bienveillantes. Femmes actives, créatrices. Femmes courageuses, ambitieuses. Femmes intelligentes, brillantes.

Incroyables femmes dans leurs idées, valeurs, diversités que j’ai encore eu le bonheur de retrouver hier soir, dans un Club de Créatrices d’entreprises.

 

Mesdames, vous êtes fortes, inspirées et inspirantes. Vous êtes talentueuses tout en restant humbles.

Vous êtes visionnaires, clairvoyantes, imaginatives, compétentes et douées.

Vous êtes combatives, audacieuses et valeureuses.

Vous êtes belles, drôles, différentes.


C’est la fierté d’appartenir à ce sexe. C’est l’hommage que je rends à toutes. C’est la certitude que nous participons

à un GENRE de monde meilleur.

 

Je dédie cette chronique à www.synonymes.com

et leur propose, en toute humilité, de lire et relire à plusieurs reprises mon article, les invitant à faire leur choix, sans limite, parmi tous les qualificatifs dont j’ai usé pour parler des femmes, afin de réparer l’affront commis sur leur site.

PS : aux techniciens du site en question,  j’vous ai collé un fil conducteur en couleur afin que vous puissiez vous y retrouver… C’est rien, ça m’fait plaisir …

 

BREF Hommage

C’est la nouvelle sensation humoristique de cette rentrée

ici : Bref

Et un gros coup de coeur personnel !

Ca passe au Grand Journal, sur Canal+ et le pitch c’est :

en moins de 2 minutes, avec un talent fou et une sensibilité déconcertante, un gars, trentenaire, raconte sa vie (boulots, famille, copains, filles/femmes/plans culs/plans coeur) :

« Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt. Entre les deux il se passe des trucs. Bref c’est l’histoire d’un mec entre les deux… »

 

Ce qui m’hilare et me chavire à la fois, c’est la capacité de l’auteur [Kyan Khojandi - et les noms en K me sont chers, en plus] à conter des p’tites aventures du quotidien qui touchent chacun d’entre nous, avec un recul saisissant sur nos travers (surtout ceux des mecs, en fait, c’est ça qui est encore plus meilleur), le tout monté avec génie et efficacité [ouai, Kyan, j'ai envie de te le dire, t'es bien monté ! ]


Ce que j’y trouve d’assez original et savoureux, c’est l’introspection d’un cerveau masculin.

Parce que c’est évident : des livres, des séries TV,  des téléfilms, des films [etc ...] dissertant des affres de la femme trentenaire, on nous en gave et nous en vend depuis des lustres, comme les nouveaux parfums de ces crèmes glacées hypercaloriques dans le pot desquelles on plonge allègrement … Jusqu’à l’écoeurement.

Je pense que je ne suis pas lA seulE qui s’est faite la réflexion « Aaaaah ! C’est instructif d’avoir une idée de comment ça se passe dans la cervelle de l’autre Genre« ,

ou plus spontanément :   »Aaaaah c’est pour çaaaaa … ».


Et quand c’est servi avec fantaisie, légèreté et malice, c’est redoutable.

[NB : C'est tout à fait personnel, mais dans le dicton "Femme qui rit à moitié dans ton lit", j'ai du mal à comprendre le "à moitié", suis bon public, que voulez-vous.]

[NB' : Ouai, m'enfin je reconnais aussi que je suis un bon public avec quelques exigences, donc je me réadapterais le proverbe de la sorte "Femme qui se marre aux trois-quarts dans ton plumard" .]


BREF !

En hommage à cette talentueuse chronique qui m’a égayée la rentrée comme une matinée de printemps (et faut le faire …), j’ai rédigé une tranche-de-ma’p'tite-vie sur le même ton …

En espérant m’être rendue digne de louer ton talent, Ô Cher Kyan !

[NB" : je ne touche aucun dividende sur la promotion de la série BREF. C'est un coup de coeur pour de vrai. Je n'ai jamais rencontré Kyan (ni son plumard) ]

 

 

« BREF, j’ai besoin d’un informaticien

 

Il y a 3 semaines, je me suis réveillée avec l’idée « OK ! C’est parti, je créé ma société ».

Ca ne sera pas compliqué : j’ai les compétences, la cible de clientèle, le réseau, le matériel et la motivation du mois de septembre.

J’ai parlé du concept autour de moi : on trouvé ça super.

J’ai trouvé un nom commercial et griffonné un logo sur Paint : on a trouvé ça génial.

Je suis allée voir mon banquier, mon expert-comptable et ma conseillère Pôle-Emploi : on m’a dit « c’est prometteur, il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas ».

Aujourd’hui, j’me sens prête.

Mes outils sont en place. Mon discours est au point. J’ai même fait une remise à niveau de l’estime de moi.

J’vais commencer à m’activer le réseau, convaincre les potentiels prescripteurs et, évidemment bien sûr, appâter le chaland.

Alors j’ai préparé quelques documents commerciaux attractifs.

Et puis des cartes de visite…

Et puis j’me suis dit que sur les cartes de visite, ça serait bien qu’il y ait déjà l’adresse de mon site Internet.

Alors j’me suis dit « OK, ça sera pas long, j’ai déjà 2 blogs à mon actif, j’peux bâtir un truc correct en deux demi-journées [j’insiste sur 2 demi-journées qui n’équivaut pas à 1 journée quand on a de la marmaille à domicile qui te découpe le mercredi en 4 : petit-déjeuner/déjeuner/goûter/dîner].

J’ai réservé mon nom de domaine chez OVH et me suis dit que j’allais faire comme d’habitude : installer un module WordPress, choisir un joli thème et « clic-clac l’affaire serait dans mon sac ».

Et puis ça n’a pas clic-claqué : OVH m’a refusé l’installation du module. Plus précisément, OVH m’interdisait l’accès à l’installation du module sur MON nom de domaine que J’avais judicieusement choisi, pour MA société dans laquelle je serai MA propre boss !
J’en suis pas revenue comment je pouvais subir tant d’autorité sur MON nom de domaine auquel on M’interdisait un accès.

Alors j’ai appelé la hotline d’OVH [ouai, je sais]…

… … … Suis restée en attente environ 12 minutes et 38 secondes.
Je me suis impatientée parce que durant ce laps de temps, j’ai eu des visites insistantes de mes schtroumfs qui commençaient à avoir la dalle et j’ai réalisé que le DVD d’Harry Potter touchait à sa fin [j’aime bien leur mettre un DVD d’Harry Potter, c’est un magnifique univers, issu de la littérature avec une intrigue imaginative … Et puis ça dure 2 bonnes heures.]

J’ai promis aux schtroumfs affamés que s’ils me laissaient en paix durant la prochaine demi-heure y aurait des chips à midi.

Ma fille-tête-d’ampoule m’a fait remarquer que dans une demi-heure il serait 12h20.

J’ai insisté sur le chantage aux chips pour que les schtroumfs sortent de mon bureau sans moufter.

Y a un gars d’OVH qui m’a répondu avec un accent mi-indien mi-irlandais. Ca m’a fait pensé à un curry accompagné d’une bonne bière ! J’aime pas la bière, mais je devais commencer à avoir la dalle aussi.

J’explique mon problème de refus d’accès à MON nom de domaine pour installer le module.

Le gars d’OVH me demande « C’est-à-dire ? »

Je réponds : « Bah j’viens de vous le dire »

Il me répond : « Vous pouvez installer un module sur ce nom de domaine »

Je réponds : « J’y arrive pas »

Il me demande : « Comment vous faîtes ? »

Je réponds : « Je suis sur mon Manager et … »

Il m’interrompt : « Vous pouvez pas le faire de votre Manager »

Je m’étonne : « Et pourquoi ? J’ai toujours fait comme ça » – sous-entendu « J’en suis pas à ma première installation de module, moi, Môssieur »

Il répond : « Parce que votre nom de domaine n’est pas un nom de domaine principal et qu’il dépend d’un hébergement mutualisé dans lequel vous avez déjà installé un module sur le nom de domaine principal via votre Manager ».

Je ne réponds rien.

Il attend.

Je ne réponds toujours rien

Il interroge : « Madame ? »

Je réponds : « Oui … » J’ai le cerveau qui grille et le ventre qui gargouille…

Il insiste : « Madame, ai-je bien répondu à votre question ? » Ca doit aussi être l’heure de sa pause déjeuner.

Je l’imagine déballant un sandwich au poulet au curry et une Guinness …

J’ai pitié de lui, j’ai honte de moi, je le remercie et je raccroche.

Je sors du bureau, nourrit la marmaille de chips, comme promis [suis une mère indisponible mais pas ingrate] Je rajoute une tranche de jambon et une Vache Qui Rit pour les protéines.

Je retourne dans le bureau et tente de traduire la résolution de mon problème technique que m’a énoncée le gars d’OVH.

Je m’enfile toutes les notices, réponses au FAQ et tutoriaux du site d’OVH.

Je comprends : il me faut un nouvel hébergement pour MON nom de domaine afin qu’il gagne son statut de « principal » et il le mérite puisque ce sera le site de MA société que JE créé.

J’me lance dans la procédure de l’acquisition du nouvel hébergement et ça fonctionne.

Enivrée par le succès, je décide d’enchaîner avec la création d’un compte Google APS Entreprise et au bout de 3 étapes de procédure, Google APS Entreprise m’insulte avec du code html …

Je ressens un gros coup de déprime et de découragement. Ca doit être la faim.

Je rejoins la marmaille. La chair de ma chair a englouti le paquet de chips.

J’me fais un bol de céréales.

Je m’apitoie sur myself en me faisant la réflexion qu’il y a des embûches dans le parcours de la création de MA société.

Bref, j’ai besoin d’un informaticien ».

 

[Je vous remets le lien pour aller brièvement vous gausser :
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3848-c-bref.html?tab=1-1&page=1 ]

Hommes que j’aime

C’est venu avec l’ivresse du Cabernet d’Anjou,

en ce vendredi soir d’été indien [désolée les nordistes – c'est-à-dire ceux qui résident au-dessus de la Loire – mais autour de la méditerranée, il  fait encore une chaleur qui m’a découragée le rangement définitif du matériel de plage dont nous ferons encore usage ce week-end, d’ailleurs – fin du crochet énervant, gnark !].

Donc, c’est venu avec l’ivresse de ce rosé dont NOUS (parce que je n’étais pas seule, hein ?) nous sommes allégrement abreuvés cet été.

Un état de ravissement [avouez que c’est plus joli qu’ « ébriété » … Si, si, imaginez un rapport de police :« l’individu a été contrôlé au volant de son véhicule dans un état de ravissement avancé ».

Ca serait presque du Ronsard tapé à l’index sur la machine administrative ], un état de ravissement, écrivais-je,  qui a tendance à me rendre langoureuse et songeuse.

 

Ô doux lâcher-prise de la fin de semaine-de-dingue enfin achevée.

Qu’il est bon de s’abandonner à la langueur alcoolisée et laisser retomber la pression de nos vies cinoques !

Le top du summum dans ces moments-là, c’est de baigner dans de la musique tout aussi planante que le breuvage consommé [je communiquerai ma playlist sur demande].

 

C’est dans ce contexte onirique et œnologique qu’un cheminement de pensées a déambulé dans mon cerveau enivré :

« décidément, l’alcool me rend lascive  -> quelle crapule ce Camille Bazbaz et son « Petit cœur qui tangue sur le bout de ma langue » -> c’est beau quand même un homme qui fait transpirer ses sentiments dans des textes vertigineux -> c’est beau un homme même si ça n’aime pas comme une femme, même si on n’y comprend rien, même si ça nous exaspère -> un jour j’écrirai une chanson sur les hommes , une chanson un peu dans le genre de … »

 

Bah je n’ai pas pu trouver ! C’est à se marteler le ciboulot, quand même !

Ca m’a sortie de ma torpeur d’un coup, fichtre-diantre !

On en a soupé des succès populaires des « Femmes je vous aime », « Etre une femme », « Vous les femmes », « A toutes les filles », etc, etc …

 

Et what about les hommes ?

Et bien il semblerait que la majorité des turlurettes [hé, hé] composées autour du mâle, concernent, en général, UN mâle.

Ouai, c’est comme ça, la femme s’égosille pour UN homme qu’elle nomme, à qui elle dit « tu » : « Je suis love de TOI », « TU es ma vie », « TU es parti pour ne jamais revenir », «  TU n’as jamais compris à quel point je T‘aimais et T’aaaaiiiiime encore », « TU m’as brisé le cœur (et les reins) », « Comment as-TU pu ? », « T’es une raclure, j’aurais TA peau », etc, etc …

Pendant que les Julien Clerc, Julio Iglesias et Didier Barbelivien susurrent combien ils NOUS ont aimées, NOUS trouvent belles et précieuses, ne pourront jamais NOUS oublier.

 

Je ne vais pas commenter. Ca se passe de commentaire.

Mais avouez que c’est intéressant et divertissant comme illumination biturée.

 

Ce soir, moi aussi, j’veux clamer mon amour pour l’homme, le mâle.

 

Même si, j’ai bien conscience, Ô mes sœurs, que grand est le nombre d’entre nous à avoir perdu la « foi » et la raison, errant de vautrages en désillusions amoureuses.

 

Mais je repense à quelques spéciMEN [oh qu’elle est jolie cette composition vocable] qui me chavirent le cœur :

Thom Yorke et ses compositions harmoniques à fleur de peau,

- Pierre Desproges et son esprit brillant et cynique,

- Gaëtan Roussel, et sa poésie parolière sans chichi,

- Alain Chabat et son humour qu’on-voit-pas-venir-mais-qu’on-tombe-dedans-quand-même,

Buzz l’Eclair quand Jessie lui active l’option hispanique.

 

 

A cette liste non exhaustive, j’ajoute des hommes moins renommés mais des stars –quand même – de nos vies à toutes, que sont et ont été

nos pères, nos amants, nos amis, nos frères, le(s) père(s) de nos enfants

 

… Et alors, moi aussi, pour le coup, à la dernière goutte de Cabernet d’Anjou consommé-sans-modération, j’ai envie d’entonner :

[*]« Hommes, homme, simplement j’te dis

Que j’t'aime, j’t'aime

T’es comme un soleil qui brille

Dans mes nuits

Et je prends racine en toi

Homme, homme, j’te dédie ces mots

A toi, rien qu’à toi […] »

 

*[librement adapté de la chanson originale « Femme que j’aime » - même le titre est grandiose – commis par Jean-Luc Lahaye – pour ceux qui ne connaissaient pas … Tsss … Quel gouffre dans votre culture !]

 

 

 

SUCER C’EST TROMPER

Je suis plutôt fière de ce titre de chronique racoleur

qui aura, à tout le moins, l’avantage de promouvoir ce blog [Si, si …]

Mais afin de rasséréner (ou décevoir) les lecteurs hasardés sur cette page, leur expliquer qu’il ne s’agit point (encore) d’un spot de perdition de la Toile ou d’une tentative de résurrection de Sodome et Gomorrhe, je tiens à préciser qu’il y aura, comme à l’accoutumée, de la réflexion autour du sujet.

 

« Sucer c’est tromper », donc …

C’était une question leitmotive des interviews infligées par Thierry Ardisson à ses invités, dans feu le fameux talk-show Tout le Monde en Parle.

Mais c’est également un sujet qui récolte, à tous les coups, un vif succès :

- dans les soirées entre amis, lorsque qu’on a déjà parlé du boulot, des enfants, paraphrasé l’actualité, fait semblant de deviser culturel, évité la politique, et terminé la deuxième bouteille de vin.

- Lors du brunch du dimanche matin entre copines, qui a remplacé la séance de confesse dominicale,

- à la machine à café le lundi matin, débriefing du week-end oblige,

- au déjeuner d’affaires entre Maîtres-du-Monde, quand le Champagne a coulé à flots pour célébrer la signature du nouveau contrat-plein-de-pépettes,

- lors de la soirée poker du jeudi soir entre copains, qui se substitue à la séance chez le psy,

- ou lors du déjeuner mensuel chez Belle-Maman le samedi midi … J’adorerais …

 

C’est évidemment l’épineux, sensible, sans fin, douloureux, cocasse, houleux, débat sur l’infidélité.

 

Sujet biiiiieeeeen trop casse-dents [tiens, « casse-pipe » aurait été plus circonstancié, drôle – note introspective de la rédaction] pour tenter de donner une opinion tranchée.

Et vous l’aurez saisi, l’objet de ces chroniques n’a pas vocation à trancher quoique ce soit.

On tente d’observer les comportements humains, réfléchir sur les mécaniques de cette passionnante nature, s’en amuser …

 

… Et j’ai été grandement passionnée et amusée par la découverte de la série télévisée SWINGTOWN, pas si récente que cela, mais dont les 13 épisodes ont été visionnés d’une traite par votre « serviteuse », la semaine passée.

L’intrigue prend place dans les années 70 – le travail de reconstitution esthétique est d’ailleurs savoureux – personnes sensibles à la couleur brun-orangé s’abstenirnote préventive de la rédaction - , en 1976, plus exactement et met en scène six couples d’amis …

Voilà, voilà …

Les années 70, la révolution sexuelle, la montée des mouvements de libération de la femme, les chorégraphies endiablées sur de fulgurants hits de disco, les petites pilules « décontractantes » proposées comme des glaçons dans le whisky, la boule à facettes … Aaaaah ! Les soirées avaient une autre saveur …

Voici donc nos protagonistes explorant les chemins des possibles dans cette atmosphère libertaire, amicale, détendue, colorée [en orange, essentiellementrappel de la rédaction].

 

Et les grandes interrogations de surgir rapidement après l’euphorie de la première nuit passée à « swinger » chaleureusement :

-          « J’étais d’accord, tu étais d’accord, ils étaient d’accord. On n’a trompé personne, là, hein ? »

-          « J’vais rejoindre Tina dans la piscine pour une partie de flippe-moi-le-dauphin. J’te mets au courant : j’te trompe pas, là, hein ? »

-          « Je suis secrètement amoureuse de Roger avec qui on n’a jamais joué à prête-lui-prête-moi. D’ailleurs, lui et moi ne faisons que discuter mais je ne t’en discute pas … Je te trompe, là ? »

 

C’est fascinant, lorsque le sujet est bien abordé, de considérer toutes les subtilités existantes autour du concept de l’infidélité.

C’est plaisant de s’y intéresser lorsqu’on ne nous livre pas l’éternel cliché de la fin dramatique de l’homme trompé qui assassine ou de la femme adultère qui se jette sous un train.

Quoique j’avais bien rigolé au visionnage de Liaison Fatale avec une Glenn Close qui a du traumatiser toute une génération de maris coureurs [et de petits lapins domestiques] – à voir au 36ème degré, absolument – note décalée de la rédaction.

 

Je ne voudrais surtout pas donner l’impression de sous-estimer la lourdeur du sujet.

Evidemment, malgré toutes les nuances d’opinion autour de la question de l’infidélité, les différents jugements propres à des caractères, éducations, croyances, conceptions de l’amour, du respect de l’autre … Il est difficile de se montrer candide : à un moment ou à un autre, il y a souffrance, plus ou moins légère, plus ou moins pérenne …

 

Et cela, nos héros de SWINGTOWN n’y échappent pas, même durant la décennie la plus libérée et ouverte [et orange] que nous ayons connue – « que ne suis-je pas née vingt ans plus tôt » – note un peu mélancolique de la rédaction – même en tentant de conjuguer, au même temps, des concepts aussi paradoxaux que peuvent être l’honnêteté et l’infidélité.

 

Cette brillante série télévisée s’est malheureusement arrêtée à la fin de la Saison 1.

Cela a cependant l’avantage, pour le spectateur, de quitter les protagonistes alors qu’ils ont fait des choix qui vont, sans aucun doute, être lourds de conséquences sur la vie qu’ils menaient jusqu’ici.

Il a été palpitant et très intéressant de suivre les personnages alors qu’ils découvraient d’autres facettes d’eux-mêmes, qu’ils s’introspectaient, faisaient ces choix …

Que la suite de leurs aventures reste ainsi ouverte nous permettra peut-être d’échapper aux syndromes des Madame Bovary, Anna Karenine, Jules&Jim, Princesse de Clèves …

 

Je tiens, enfin, à rassurer mon cercle de couples d’amis :

les murs de mon salon n’ont pas été repeints en brun-orangé et les soirées se terminent toujours en échangeant nos partenaires, sur la piste de danse … Uniquement !

note esclaffée de la rédaction -

 

ON LE SAIT … MAIS ON LE FAIT …

Théorème dont je tenterai la démonstration par les axiomes suivants

 

Tripoter un tout petit bouton facial stratégiquement placé (sur le nez ou au milieu du front), à peine visible mais qui nous focalise l’attention,

alors qu’on sait très bien qu’après une bonne séance de triturage défoulatoire, la quasi-insignifiante petite imperfection cutanée mutera en une espèce de petit volcan à impuretés, incandescent et douloureux à la fois, qui mettra des jours à cicatriser et disparaître, le temps nécessaire à votre entourage de rencontrer la chose en faisant semblant de ne pas la constater (pour les plus adroits et amicaux d’entre eux …).

 

Décider, un 15 août, de partir en famille (parents, enfants, la grand-mère et son teckel), visiter la Grotte de Clamouse (lieu hautement touristique de l’Hérault, département hautement fréquenté au mois d’août, mois hautement choisi pour villégiater …),

alors qu’on a parfaitement conscience que ladite sortie organisée – autant que possible – va tourner au drame familial dont le scénario pourra allégrement inspirer la trame d’une franchouillarde comédie typiquement française et ringarde – genre les TUCHE 2 –

 

Mentir, sans osciller de la paupière, à l’homme-de-la-maison-haut-responsable-du-parc-automobile-domestique, sur la véritable origine de l’état du pare-choc artistiquement défoncé de notre fidèle Titine,

alors qu’on admet tout à fait que l’explication du « j’comprends pas, je l’ai retrouvée sur le parking de Carrouf en l’état » puisse laisser septique l’homme-de-la-maison-haut-responsable-EXCEDE-du parc-automobile-domestique.

 

S’abonner à la salle de sport voisine parce qu’elle n’est vraiment pas loin – cette fois – et qu’on aura aucun effort à faire pour s’y traîner – cette fois – et que, du coup, l’été prochain, c’est évident – cette fois – on aura THE corps d’athlète on the beach,

alors qu’on se dissimule à peine qu’au bout de 6 semaines on aura – encore – baissé les bras, que ça nous aura – encore – coûté un bras (une partie du budget des vacances à la plage) et que les bras nous en tomberont de constater qu’on a – encore – reproduit le schéma de l’inscription inavouable à la salle de sport  .

 

Sortir dans un bar « joliment fréquenté » alors qu’on traverse une « petite » phase-d’activité-sexuelle-creuse,

alors qu’on devine que c’est comme aller faire ses courses au supermarché, à jeun, pendant la pause déjeuner : on va ramener n’importe quoi, voire consommer précipitamment et goulûment sur place et se sentir coupable (et ballonnée ?) à peine quelques heures après.

 

Répéter à Lucie le secret hyper-secret-mais-hyper-croustillant que Sophie nous a odieusement installé dans le cervelet tel un diable-en-boîte, en se déculpabilisant que, de toute façon, Lucie ne connaît pas Sophie et que ce sera insignifiant pour elle (et tellement libérateur pour nous) de savoir que Sophie a folâtré avec Antoine alors qu’elle sortait officiellement avec Daniel,

alors qu’il est notoire que FaceBook ayant rapproché les êtres de notre si petite planète, il y a de grandes chances pour que finalement, Lucie soit au moins amie virtuelle avec Sophie, ou même pire avec Daniel, ou encore plus pire, en couple avec Antoine !

 

Attendre la dernière semaine d’août pour acheter le cartable-Spiderman du p’tit loulou qui rentre chez les Moyens en septembre,

alors qu’on a bien saisi que depuis des années, les fournitures scolaires chassent le rayon parasols/chaises longues/jeux de plage /mobilier de jardin dès la dernière semaine de juillet et que le cartable-Spiderman, Saint Graal de la Moyenne Section de Maternelle, sera totalement épuisé quand on daignera se pointer, toujours chaussée en tongs, fin août, nous condamnant au statut irrémédiable de mère-indigne (et mal chaussée) et au regard arrache-cœur et culpabilisateur de p’tit loulou qui reprendra courageusement son sac-à-dos TOY STORY de chez les PETITS alors que c’est so-last-year-tendance [Imaginez que vous soyez obligée de retourner bosser vêtu du slim-simili-cuir de l’automne dernier … Alors ? Ca fait mal, hein ?!].

 

Assurer à Boss-tout-puissant qu’on est justement sur le dossier qu’il attend depuis des lustres et qu’on vient d’en terminer la dernière page du bilan de fin – « c’est dingue les coïncidences »,

alors que ça nous saute à la prunelle qu’on n’est pas du tout, du tout, crédible et convaincante dans ce menu mensonge et qu’on ose à peine s’avouer que ça passera  « encore une fois pour cette fois » grâce au léger ton de minaudage donné à notre justification semi-professionnelle.

 

Acheter un jean taille 38 parce qu’on a la sensation que notre taille 40 nous serre moins et que, de toute manière, vu le sport qu’on va faire dès la rentrée [voir paragraphe « inscription à la salle de sport » plus haut], dans deux petites semaines, on y rentrera aisément,

alors qu’on a le Surmoi qui nous chante que dans deux semaines on fera semblant d’avoir oublié l’achat du taille 38 [le fameux déni d’achat, très sérieusement étudié en psychologie], que dans un mois il aura rejoint la pile des in-mettables/indésirables/achats honteux de notre dressing [pile cachée sous le portant des robes longues, dans une boîte de rangement suédoise], que dans trois mois on le ressortira pour péniblement constater qu’on n’y rentre toujours et seulement jusqu’au cuissot, et qu’avant la fin de l’été on aura donné à la petite cousine qui le portera en style boyfriend (jean « un peu » large – pour les ignares en fashion-victime-tendance).

[La même petite cousine à qui on avait d’ailleurs voulu offrir notre lingerie bonnet C datant de l’heureuse époque bénie où notre généreuse poitrine n’avait point connu les dé-boires de l’allaitement, et qui nous avait innocemment rétorqué que ça risquait d’être « un peu » juste pour elle … La grue ! – fin du crochet ].

 

Ca marche et s’applique aussi,

version courte – parce que vous aurez très vite la suite du scénario à l’esprit – pour :

laisser un commentaire sur FaceBook alors qu’on est dans un état de nostalgie profonde, de dépression légère, de rancœur passagère, ou en état d’ivresse prononcé …
[Fonctionne aussi avec « envoyer un SMS »]

Manger trop épicé…
[Fonctionne aussi avec « boire trop alcoolisé »]

Regarder SAW toute seule, dans le noir, un coussin sur les genoux…
[Fonctionne aussi avec « PARANORMAL ACTIVITY, une couverture sur les épaules »]

Trop remplir un plateau de verres …
[Fonctionne aussi avec « un sac en plastique fin »]

Finir le pot de Nutella…
[Fonctionne aussi avec « le pot de crème glacée sur-calorisée »]


Tenter l’épilation-cire-chaude-maison …
[Fonctionne aussi avec « la teinture-comme-un-coiffeur-professionnel-dans-ta-maison]

Vouloir résoudre soi-même un problème d’électricité …
[Fonctionne aussi avec « un problème de plomberie »]

 

Je vous invite à partager toutes expériences similaires dans la section « commentaires ».

 

C’est libérateur, jouissif, ça rapproche … de se sentir humains !